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Toronto, le 25 mai 2026 – L’Association canadienne des réviseurs (Réviseurs Canada) a annoncé que Paige Vandop, de Nanaimo, en Colombie-Britannique, a remporté la bourse d’études Claudette-Upton 2026.

Attribuée pour la première fois en 2010, cette bourse de 1000 $ en argent a pour but de faire la promotion du perfectionnement professionnel en révision linguistique. La remise de ce prix a eu lieu le vendredi 22 mai 2026 lors du banquet du congrès de Réviseurs Canada qui se tenait à Halifax, en Nouvelle-Écosse.
La lauréate de la bourse d’études Claudette-Upton de cette année est une réviseure et une auteure qui est inscrite au baccalauréat en création littéraire à l’Université de l’île de Vancouver. Paige a contribué à plusieurs publications en exploitant à fond son parcours scolaire tout en perfectionnant ses compétences et en élargissant ses horizons. Elle a également publié à compte d’auteure son roman et en 2025, a démarré son entreprise, Anomaly Consulting.
Vous êtes en train de faire une révision d’une analyse d’une question politique ou sociale. On a vous engagé comme pigiste grâce à votre connaissance de la question. Vous croyez que l’auteur est bien intentionné, mais vous remarquez que certaines sections de l’analyse ne ressemblent pas à la voix de l’auteur. Dans ces sections, certains faits douteux sont présentés, ainsi que des arguments confus ou illogiques. Vous avez été engagé uniquement pour corriger la grammaire et l’orthographe, et faire respecter les règles du guide de style interne. Comment géreriez-vous la situation?
Cette année, la question de dissertation demandait aux étudiant·e·s de prendre en considération la portée du projet et la relation réviseur·e-auteur·e. Dans sa réponse, Paige a su montrer qu’elle comprenait très bien son mandat et son rôle en tant que réviseure, en mettant l’accent sur sa responsabilité de soutenir et de guider son auteur·e vers le succès.
« En sachant que j’ai été embauchée d’abord et avant tout pour la grammaire, l’orthographe et l’application du guide de style, j’en ferais ma priorité lorsqu’il s’agit de remplir mon mandat, toutefois j’entreprendrais les démarches pour aviser l’auteur·e (et les autres réviseur·e·s s’il y a lieu) des problèmes particuliers que j’ai relevés dans le manuscrit », a-t-elle écrit.
« En tant que réviseure, cela fait partie de mon travail de m’assurer que le contenu dont j’ai la responsabilité n’induit pas le public cible en erreur. Si les faits qui sont cités et utilisés semblent suspects ou illogiques, je m’adresserais à l’auteur·e et je l’inviterais à revoir cette section, en lui faisant des commentaires précis et en posant des questions sur ce qui semble poser problème. Nous pourrions ainsi avoir une discussion explicative non seulement pour informer l’auteur des points litigieux, mais aussi pour mener à bien mon mandat en tant que correctrice d’épreuves. »
Le comité de sélection a salué la démarche réfléchie et réaliste de Paige pour résoudre le problème. De plus, il a indiqué qu’elle comprenait clairement qu’en fin de compte, le texte appartient à la personne qui l’a écrit et que le pouvoir d’accepter ou de rejeter toute recommandation n’appartient qu’à cette personne. En même temps, Paige a reconnu l’importance de relever les problèmes importants, afin d’aider l’auteur·e à disposer de toute l’information et à bien se préparer pour la publication.
En effet, Paige excelle lorsqu’il s’agit de travailler en collaboration avec les auteur·e·s et de faire le nécessaire pour qu’ils réussissent. Selon l’un de ses professeurs à l’Université de l’île de Vancouver, son travail de révision se démarque pour son respect de la vision de l’auteur·e tout en améliorant la clarté, l’équilibre et la portée.
« Lorsque j’ai été admise à l’université et que j’ai suivi mon premier cours en révision-publication, j’ai senti que le travail avec les auteur·e·s m’attirait davantage que le désir d’être publiée (même si j’aime encore écrire », a déclaré Paige. « Le travail individuel avec les auteur·e·s est devenu la partie de la révision que je préfère. Lorsqu’il s’agit de m’occuper des détails, je m’absorbe dans le texte, que j’aime parcourir pour y trouver toutes les petites choses qui permettent à l’ensemble de se rapprocher le plus près possible de la perfection. Je crois que c’est ce qui m’a décidée à poursuivre dans cette voie : le fait que chaque auteur·e et chaque projet soient différents, mais que le processus et la liste de choses à faire demeurent les mêmes. »
« Pendant plusieurs années, j’ai rêvé du jour où je pourrais devenir « réviseure » et recevoir cette bourse d’études jusqu’à ce qu’on me dise qu’il n’était pas nécessaire que j’attende d’obtenir ce titre, mais je suis déjà rendue là! Cette reconnaissance et la bourse d’études signifient que je dispose des moyens pour poursuivre ma formation en tant que réviseure en acquérant de l’expérience de sorte que davantage d’histoires merveilleuses voient le jour. »
Qu’est-ce qui motive Paige autant que de faire progresser sa carrière naissante en révision? Son sens de la curiosité et son amour des aliments réconfortants.
« Je suis à la recherche du meilleur macaroni au fromage du monde. J’adore essayer de nouveaux aliments, mais le macaroni au fromage occupe une place spéciale dans mon cœur. C’est difficile de battre la recette de ma grand-mère, mais dans tous les endroits où je voyage, la première chose que je commande est un macaroni au fromage! »
Avec sa détermination, ses compétences et sa méthode de travail consciencieuse et axée sur la collaboration, Paige est sur la bonne voie pour mener une carrière couronnée de succès en révision professionnelle et nous avons hâte de voir jusqu’où ses talents la conduiront.
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Cette année, le comité de sélection pour la bourse d’études Claudette-Upton se composait de trois réviseur·e·s canadien·ne·s chevronné·e·s.
Paul Carlucci est un réviseur pigiste, un auteur primé et un ancien journaliste. Il collabore avec les presses traditionnelles et hybrides, des personnes publiant à compte d’auteur, des auteur·e·s en voie de publier, des pédagogues et des professionnel·le·s de la recherche. Il est membre de Réviseurs Canada et de l’Editorial Freelancers Association
Michel Chantal travaille à son compte comme réviseur et est titulaire d’un diplôme en révision professionnelle de l’Université Laval. Il se spécialise dans la révision de thèses, de dissertations et de communiqués. En plus d’être un membre actif de Réviseurs Canada, il a remporté la bourse d’études Claudette-Upton 2025. C’est avec plaisir qu’il fait partie du jury de cette année.
Patricia MacDonald a occupé différentes fonctions dans les comités du congrès de Réviseurs Canada et dans les groupes de travail ainsi qu’au Conseil d’administration national pendant six ans en tant que directrice des relations avec les bénévoles. Elle a joué un rôle de premier plan dans la création du programme Bénévole en vedette, du groupe virtuel de rencontre Editors’ Vine et du répertoire ConnexionsBénévoles.
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Réviseurs Canada en bref
Remise annuellement, la bouse d’études Claudette-Upton est une bourse offerte à l’échelle nationale qui reconnaît les talents d’un·e réviseur·e de la relève. Ce prix a été nommé en mémoire d’une réviseure de grand talent, Claudette Reed Upton-Keeley. Cette amoureuse de la langue de Shakespeare s’est impliquée activement dans de nombreuses œuvres visant la sauvegarde de l’environnement et la justice sociale tout au long de sa vie. Son merveilleux sens de l’humour et son esprit aiguisé restent gravés dans les mémoires.
Il est possible d’obtenir d’autres renseignements sur la bourse d’études Claudette-Upton en consultant le site Web de Réviseurs Canada.
Réviseurs Canada a vu le jour en 1979, sous le nom de Freelance Editors’ Association of Canada (FEAC) pour la promotion et le maintien de normes rigoureuses en révision. En 1994, elle devenait l’Association canadienne des réviseurs/Editors’ Association of Canada, de manière à servir tant les réviseurs en entreprise que les réviseurs pigistes. Seule association nationale du domaine de la révision au pays, Réviseurs Canada rassemble membres et affiliés, pigistes et salariés, qui œuvrent dans les secteurs commercial, technique, gouvernemental, universitaire, associatif et de l’édition. Les programmes et services de l’association comprennent la certification (révision en langue anglaise), un congrès annuel, des séminaires, des webinaires et des occasions de réseautage avec d’autres associations. Réviseurs Canada compte quatre sections régionales, soit Colombie-Britannique, Toronto, Ottawa-Gatineau et Québec, de même que des ramifications, soit Canada Atlantique, Barrie, Calgary, Edmonton, Hamilton-Halton, Kingston, Kitchener-Waterloo-Guelph et Manitoba.
Personne-ressource pour les médias
Michelle Ou (elle/she)
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